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Jeudi 24 septembre 2020 - 14h44

J’ai commencé par une petite semaine d’essai. Ça m’a permis de découvrir les personnes avec qui j’allais travailler et surtout, la chef de service, la fameuse Christine Muguet. Un personnage : presque toujours habillée de noir, peu souriante, plutôt sèche. Mais par contre, une vraie tigresse pour défendre son service. On était intouchable et, tout ce dont on avait besoin, on l’obtenait.

Les autres services nous regardaient parfois d’un mauvais œil. .. Avec le recul, je pense qu’elle s’était construite ainsi parce qu’elle a du faire sa place dans un monde d’hommes. Donc, si elle est arrivée à la tête de ce service, ce n’est pas par hasard, elle s’est battue pour ça.

Nous étions fin 1998, j’avais 27 ans et j’étais toujours considérée comme conceptrice rédactrice junior. Fabienne, la conceptrice rédactrice senior, était ma supérieure directe. Béatrice, la directrice artistique, encadrait les maquettistes et les infographistes. Pour l’organisation du travail, c’était pas compliqué : un secteur, une rédactrice, un maquettiste. J’allais donc m’occuper de plusieurs secteurs avec ma maquettiste attitrée : Corinne, Coco pour les intimes.

A nous les oreillers, les éponges, les juniors ! Ah, la literie, qu’est-ce qu’on a pu s’éclater dessus… Vous croyez qu’un oreiller en vaut un autre ? Détrompez-vous, ils sont tous différents et requièrent beaucoup de technique pour les maquetter et les décrire.

Coco et moi, la technique, ça ne nous faisait pas peur. Tandis que d’autres, s’ils pouvaient éviter, ils étaient contents. Ils préféraient des secteurs qui font plus rêver, genre les draps, le petit mobilier.

Mais en tant que conceptrice rédactrice, quand on rédige des textes techniques, c’est bien plus enrichissant. On apprend tout un tas d’infos sur le produit, son mode de fabrication, les éléments qui le composent, les bienfaits qu’il va procurer au consommateur.

Bref, rédiger du technique, c’est dur car c’est un vrai savoir-faire. Et aujourd’hui encore, ça me sert bien. Depuis que je suis free-lance, j’en ai eu des clients qui me demandaient de rédiger sur des sujets plutôt pointus et que je ne connaissais pas.

L’automobile, l’alimentation animale, les travaux publics, la fibre, la carrosserie, la chaussure, l’optique, l’immobilier, la menuiserie, la construction, l’ingénierie, l’isolation… Et j’en passe !

Si j’y suis arrivée, c’est certainement parce qu’à une époque, je rédigeais des descriptifs d’oreillers, ça m’a bien formée !

Allez, je vous laisse pour aujourd’hui, je vais retourner bosser. La prochaine fois, je continuerai à vous raconter mon expérience chez Becquet. J’y suis quand même restée 10 ans, y’a de quoi dire !

Tag(s) : #Journal 2
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